Échographie du genou : tout connaître de cet examen

Genou gonflé après un match, douleur sous la rotule dans les escaliers, boule dans le creux du genou : l'échographie du genou répond souvent dès la première consultation, sans rayons ni préparation, en temps réel.

Jambes de deux joggeurs en foulée sur une allée de parc, genoux fléchis, flou de mouvement

Le genou est l’articulation la plus exposée du sport et l’une des plus souvent douloureuses en médecine générale. L’échographie ostéo-articulaire y tient une place précise : elle ne voit pas tout, mais ce qu’elle voit, elle le montre vite et en mouvement.

L’essentiel en 5 points

  • L’échographie du genou est un examen d’imagerie médicale utilisant les ultrasons, qui explore les tissus mous : tendons, ligaments collatéraux, muscles, bourses et liquide articulaire.
  • Elle est indiquée devant une douleur, un gonflement, une tendinopathie ou une masse, et pour guider une ponction ou une infiltration.
  • Aucune préparation n’est nécessaire : l’examen est indolore, dynamique, et dure 10 à 20 minutes selon la Société française de radiologie.
  • Ligaments croisés, ménisques profonds, cartilage des condyles et os sous-chondral relèvent de l’IRM ; une fracture ou une autre lésion osseuse se cherche d’abord sur une radiographie.
  • L’Assurance Maladie rembourse l’échographie à 70 % du tarif conventionnel, sans dépassement d’honoraires en secteur 1.

01Qu’est-ce qu’une échographie du genou ?

L’échographie du genou est un examen d’imagerie médicale utilisant les ultrasons : une sonde haute fréquence posée sur la peau émet des ondes que les tissus renvoient, et l’appareil en reconstruit l’image. Elle relève de l’échographie ostéo-articulaire, consacrée à l’appareil locomoteur : articulations, tendons, muscles et os. Elle se réalise en centre d’imagerie médicale ou au cabinet d’un médecin formé.

02Quand réaliser une échographie du genou ?

Les principales indications médicales

Le médecin la prescrit devant une douleur localisée, un gonflement, une masse ou une gêne au mouvement, quand l’examen clinique oriente le diagnostic vers les tissus mous. Elle guide aussi une ponction ou une infiltration, l’aiguille étant suivie à l’écran.

Douleurs, traumatismes et pathologies du genou

Tendon rotulien du sauteur, tendon quadricipital, bandelette ilio-tibiale du coureur, tendons de la patte d’oie : l’échographie confirme la tendinopathie. Après un traumatisme, elle recherche une rupture tendineuse, une lésion du ligament collatéral médial, le plus souvent atteint, ou un hématome musculaire. Dans l’instabilité rotulienne, l’imagerie en coupes reste l’examen de référence.

Suivi post-opératoire et contrôle après infiltration

Après une chirurgie, l’échographie peut suivre la cicatrisation d’un tendon réparé ou repérer une collection, si le matériel ne gêne pas l’image. Après une infiltration, le contrôle n’est pas systématique : il se discute si la gêne persiste, sans préjuger du résultat.

03Comment se déroule une échographie du genou ?

Préparation avant l’examen

Aucune préparation : pas besoin d’être à jeun. Venez en vêtements amples, faciles à remonter au-dessus du genou, avec l’ordonnance et les images antérieures, au centre d’imagerie comme au cabinet.

Déroulement de l’échographie ostéo-articulaire

Allongé, genou légèrement fléchi, puis sur le ventre pour le creux poplité. Le praticien applique du gel et fait glisser la sonde sur chaque face de l’articulation. L’examen est dynamique : on vous demande de fléchir, d’étendre ou de contracter pour voir le tendon glisser ou le ligament se tendre. Il est comparatif avec le genou opposé.

Durée et prise en charge de l’examen

Selon la Société française de radiologie, une échographie musculo-squelettique dure 10 à 20 minutes ; la durée de l’examen échographique varie avec le nombre de zones explorées. La prise en charge par l’Assurance Maladie est de 70 % du tarif conventionnel, sans dépassement d’honoraires en secteur 1.

04Que permet de voir une échographie du genou ?

Exploration des tendons et ligaments

Tendon quadricipital et tendon rotulien apparaissent en fibres parallèles : épaississement, zone hypoéchogène ou calcification signent la tendinopathie, une interruption la rupture. Les ligaments collatéraux, superficiels, sont bien vus et testés en contrainte ; les ligaments croisés, profonds et au centre du genou, échappent en grande partie à la sonde.

Visualisation des muscles et structures articulaires

Quadriceps, ischio-jambiers et jumeaux sont explorés au repos et en contraction (déchirure, hématome). La sonde n’atteint que la périphérie des ménisques : un kyste méniscal ou une protrusion se voient, une fissure profonde non. Le cartilage de la trochlée se voit genou fléchi au maximum, celui des condyles par fenêtres. Seule la surface osseuse est vue.

Détection des épanchements et inflammations

L’épanchement se cherche dans le cul-de-sac sous-quadricipital, au-dessus de la rotule. Derrière le genou, le kyste poplité (kyste de Baker) se voit d’emblée ; devant la rotule et sous le tendon rotulien, les bursites. Le Doppler montre l’hyperhémie d’une synovite active. L’échographie ne dit pas la nature du liquide : en cas de doute, la ponction fait le diagnostic.

05Avantages et limites de l’échographie du genou

Les points forts de l’échographie ostéo-articulaire

Sans rayonnement, elle se répète sans risque. Rapide, moins coûteuse que l’IRM, elle reste possible avec un stimulateur cardiaque. Ciblée sur la zone douloureuse, elle livre une iconographie complète, comparée au côté sain. EchoFirst l’enseigne dans son parcours musculo-squelettique, module membre inférieur compris.

Quand privilégier l’IRM ou la radiologie conventionnelle

Ses limites sont celles de l’ultrason, qui ne traverse pas la corticale osseuse. Ligament croisé antérieur ou postérieur, ménisques en profondeur, cartilage des condyles, os sous-chondral et lésions intra-articulaires sont le domaine de l’IRM, demandée devant un genou instable ou bloqué après entorse. Une fracture ou une arthrose se cherchent d’abord sur une radiographie conventionnelle. Pour choisir entre une échographie, un scanner ou une IRM, le médecin part de la question clinique.

06Questions fréquentes sur l’échographie du genou

L’échographie du genou est-elle douloureuse ?

Non. L’examen est indolore : tout au plus une légère pression de la sonde, parfois sensible sur un tendon enflammé ou un ligament lésé. Les mouvements demandés restent dans les limites de ce que vous supportez.

Existe-t-il des contre-indications à cet examen ?

Il n’y a pas de contre-indications réelles : ni rayons ni injection. La seule prudence concerne une plaie ou une infection cutanée en regard du genou : on évite alors de poser la sonde sur cette zone.

Combien de temps pour obtenir les résultats ?

Le plus souvent, le médecin commente les images pendant l’examen. Le compte rendu écrit est remis dans la foulée ou sous quelques jours selon le centre, puis discuté avec le prescripteur.

À retenir

  • Explore les tissus mous : tendons, ligaments collatéraux, muscles, bourses, liquide articulaire.
  • Examen dynamique et comparatif : tendon vu en mouvement, genou opposé en témoin, Doppler pour l’inflammation.
  • Ligaments croisés, ménisques profonds, cartilage des condyles, os sous-chondral : IRM ; fracture ou autre lésion osseuse : radiographie.
  • Ni préparation ni jeûne, 10 à 20 minutes selon la SFR, résultats souvent commentés sur place.
  • Remboursée à 70 % par l’Assurance Maladie ; aucune contre-indication hors plaie ou infection cutanée.

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